Quel est l’essentiel de la maintenance d’une chaudière à gaz ?

chaudière à gaz

Publié le : 15 juin 20235 mins de lecture

La réglementation exige au moins une visite d’entretien par an sur les chaudières à gaz. Cette intervention s’inscrit dans le cadre d’un contrat d’entretien souscrit auprès d’une entreprise ou lors d’une visite ponctuelle à la demande de l’occupant du logement à un chauffagiste. Quels sont les points essentiels à savoir sur la maintenance des chaudières à gaz ?

Un entretien obligatoire par un professionnel

L’entretien d’une chaudière à gaz est une intervention obligatoire à la charge de l’occupant d’un logement. Ce dernier peut être un locataire ou un propriétaire occupant. La maintenance est effectuée au moins tous les ans, en référence au Décret 2009-649 du 9 juin 2009 relatif à l’entretien annuel des chaudières individuelles d’une puissance comprise entre 4 et 400 kW. Cette intervention est du ressort un chauffagiste professionnel ou par une entreprise spécialisée dans le chauffage domestique. Dans tous les cas, une attestation d’entretien est délivrée dans un délai de 15 jours suivant la visite. Cette attestation doit être conservée pendant au moins deux ans et pourra être présenté aux parties intéressées, dont l’assureur ou le bailleur.

Une intervention à la demande ou sur contrat d’entretien

La visite annuelle peut être réalisée à la demande ou s’inscrire dans le cadre d’un contrat d’entretien. Dans le premier cas, il appartient à l’occupant du logement de programmer les interventions en tenant compte des délais réglementaires. Le contrat d’entretien d’une chaudière à gaz est, pour sa part, une formule d’abonnement auprès d’une entreprise de maintenance. C’est le cas notamment des offres proposées par engie-homeservices.fr. Ce type de contrats offre l’avantage de la sérénité, étant donné qu’il appartient à l’entreprise de gérer et de planifier ses visites. L’échelonnement du paiement sur 12 mois constitue aussi un atout non négligeable. Le contrat d’entretien peut en outre être assorti de services de dépannage, voire de la fourniture des pièces détachées en cas de dysfonctionnement de la chaudière.

L’inspection et l’optimisation des performances

Le contrôle de l’équipement figure parmi les points essentiels de l’entretien d’une chaudière à gaz. Le technicien procède au nettoyage des éléments externes, mais aussi des composants internes de l’appareil. Il décrasse notamment le brûleur et le corps de chauffe, et vérifie les pièces telles que le vase d’expansion, la veilleuse, le circulateur ainsi que les électrodes. Le chauffagiste décèle à cette occasion, les éventuels signes d’usure ou anomalies précurseurs d’un dysfonctionnement et les signale à son client. Il procède en outre aux réglages afin d’assurer une performance optimale de l’installation. Ces optimisations s’avèrent essentielles pour améliorer l’efficience de l’appareil. Une chaudière en bon état représente, à cet effet, une économie non négligeable de combustible sur le long terme. L’entretien contribue en outre à étendre la durée de vie de l’équipement et à garantir la sécurité d’utilisation de l’appareil.

Le contrôle des émanations de CO

Le contrôle des émanations de monoxyde de carbone (CO) revêt un caractère essentiel quant à la sûreté de l’équipement. Il est réalisé obligatoirement pendant la visite d’entretien d’une chaudière à gaz, et ne doit pas dépasser le seuil des 10 parties par million (ppm). Lorsque le niveau d’émanation est situé entre 10 et 50 ppm, le chauffagiste en informe l’occupant du logement et procède à des inspections complémentaires en vue de résoudre l’anomalie. Au-delà des 50 ppm, la chaudière est immédiatement mise à l’arrêt jusqu’à la restauration de son fonctionnement à la normale. Le monoxyde de carbone est un gaz incolore et inodore, imperceptible aux particuliers. Il expose les usagers d’une chaudière compromise à des maux de tête, des nausées, des étourdissements et une sensation de fatigue. Dans les cas les plus graves, une intoxication aigüe au CO peut entrainer l’asphyxie, l’évanouissement, l’impotence musculaire, voire le décès.

Quels sont les risques encourus en cas de manquement ?

Malgré la nature obligatoire de l’entretien annuel de la chaudière à gaz, un manquement n’induit jusqu’ici aucune sanction pénale. Un défaut d’entretien représente en revanche des risques sur la sécurité des usagers et accroit la prévalence de pannes de l’équipement. Par ailleurs, le certificat délivré dans le cadre du contrat d’entretien d’une chaudière à gaz ou d’une visite à la demande s’avère incontournable pour se faire rembourser en cas de sinistre. L’assureur du logement peut refuser tout dédommagement à défaut de présentation de cette pièce. Dans le cas d’une location, le bailleur peut aussi retenir le montant de l’entretien sur le dépôt de garantie du locataire si ce dernier ne dispose pas d’une attestation de visite annuelle.

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